Explications: le groupe de travail, le groupe de soutien, les commissions, les cafés citoyens…

Explications et définitions d’un fonctionnement sur lequel nous proposons de faire avancer une forme de la démocratie participatif :

Qu’est-ce que c’est ?

LA DEMOCRATIE PARTICIPATIVE

La démocratie participative désigne l’ensemble des dispositifs et des procédures qui permettent de favoriser l’implication des citoyens dans la vie politique et d’accroître leur rôle dans les prises de décision.

Une liste citoyenne est une équipe mêlant élus et citoyens mettant en place une gouvernance collégiale et horizontale  au service de la construction d’une démocratie vivante qui replace l’habitant dans sa fonction politique au service d’un bien-vivre-ensemble respectueux de l’humain et de son environnement. Elle répond ainsi à deux dérives majeures du fonctionnement classique d’une municipalité ( L’accaparement du pouvoir par quelques élus et la faible implication des habitants à la vie de la commune )

Il n’y pas besoin d’être « expert » ou « professionnel » pour prendre part à la vie politique de sa commune et il s’agit de considérer que chaque habitant dispose d’une expertise sur la gestion de sa commune, puisqu’il en a l’usage . Il n’y a pas de relation hiérarchique, ni de barrière entre les élus et les habitants, ni entre le maire et les conseillers municipaux, mais seulement un partage, sur une période donnée (la mandature) des responsabilités dans la gestion de la commune.

Un principe de base : ”Le Politique, c’est l’habitant … l’élu, son représentant.

 LES VALEURS

• Réfléchir, décider et agir ensemble dans l’intérêt collectif

• Respect des différences de chacun

• Équivalence des voix et des avis

• Transparence, sincérité, honnêteté

• Trouver le juste équilibre entre Social, Écologique et Économique

Et comment faire ? Quels outils nous sont à porté de main ?

GROUPE DE TRAVAIL

Le groupe de travail discute, prépare et accompagne les délibérations du conseil municipal. Composé actuellement d’une vingtaine de personnes (dont les élus), il est ouvert à tous les habitants qui veulent s’engager pour réfléchir et travailler dans la régularité avec la mairie.

Composé actuellement d’une vingtaine de personnes (dont les élus), il représente en quelques sortes le conseil municipal élargi.

Ce groupe travaille au quotidien aux côtés du maire et des adjoints pour assurer la “gestion” municipale de façon la plus partagée possible, et faire vivre et mettre en œuvre la dynamique de démocratie participative dans notre village.

Il est ouvert à tous les habitants qui veulent s’engager pour réfléchir et travailler dans la régularité avec l’équipe municipale.

GROUPE DE SOUTIEN

Le groupe de soutien réunit toutes les personnes qui veulent soutenir d’une manière ou d’une autre cette aventure municipale sans s’engager dans la régularité. Il est ouvert à tous les habitants qui se sentent disponibles pour donner des coups de mains occasionnels sur des projets de la mairie. Il est actuellement composé d’une cinquantaine de personnes (dont ceux du groupe de travail) .

Le groupe de soutien réunit toutes les personnes qui veulent soutenir d’une manière ou d’une autre cette aventure municipale, en s’engageant dans la régularité ou pas. Il est ouvert à tous les habitants qui se sentent disponibles pour donner des coups de mains occasionnels ou réguliers sur des projets de la mairie. Il est actuellement composé d’une cinquantaine de personnes (dont ceux du groupe de travail) .

LES COMMISSIONS

FINANCE :

budget municipal / Appel d offre / Recherche de subventions

RESSOURCES HUMAINES :

Personnel communal (employés) / Médiation

COMMUNICATION :

Interne / Fonctionnement / Informatique/

Externe/ Habitants

SOCIAL :

Santé / Enfance-jeunesse /3eme âge / vulnérables

CULTURE :

Patrimoine / Assos / Comité des fêtes

EAU, Assainissement

AMÉNAGEMENT :

PLU(I) / Voirie / Bâtiments communaux / Aménagement du village

TRANSITION ÉCOLOGIQUE :

Énergétique / Alimentaire / Agriculture / Transport

CONSEIL D’ÉTHIQUE

Le Conseil d’Éthique a la mission de garantir le fonctionnement démocratique dans la commune de Vaour dans le sens d’une démocratie participative, où tous les citoyens participent aux décisions prises par la collectivité. Dans les réunions, il veille à ce que chaque participant puisse exprimer son opinion, que celle-ci soit prise en compte autant que celle des autres. Tous les citoyens peuvent participer.

RÔLE DES ÉLU.E.S

Garants de l‘expression des points de vue du plus grand nombre et de l’implication des citoyens dans les décisions les concernant

CAFÉS CITOYENS

Remplacent les réunions citoyennes, ils ont lieu tous les 1er samedi du mois de 10h à 12h. Le lieu pour s’informer de l’évolution des projets du village, poser des questions, donner son avis, proposer des améliorations ou des changements, c ‘est un moment de partage, de débat et de dialogue avec l’un ou l’autre membre de l’équipe municipale. A chaque Café citoyens, une commission se présentera et échangera sur ses projets en cours.

ASSEMBLÉE CITOYENNE / VILLAGEOISE

Dans la lignée des assemblées citoyennes faites avant les élections, elles auront pour objectif de travailler ensemble sur des problématiques liées au village. Elles feront appel à l’intelligence collective des citoyens pour avancer sur les projets d’envergure.

Elles auront lieu lorsque les règles sanitaires le permettront.

CONSEIL MUNICIPAL

Le conseil municipal règle par ses délibérations les affaires de la commune. Il se compose du maire, d’un ou plusieurs adjoints et des conseillers municipaux.

Vaour compte 11 conseillers et conseillères. Les CM sont ouverts à tou.te.s, les prochains auront les jeudis 15 octobre, 19 novembre et 10 décembre.

UNE CHUTE HISTORIQUE

De notre Camarade, le Docteur Charles-Marie RAYNAUD , de Salies-de-Bearn,

– Philo 1893 –

J’allais avoir vingt ans…Cet âge peut-il passer encore pour l’adolescence. Je ne sais, mais les particularités de l’histoire que je vais raconter me serviront d’excuses.

C’était au pays d’Eugénie et Maurice de Guérin auxquels des liens de parenté nous attachent. Mes frères étaient rentrés au collège, et je jouissais encore, comme étudiant, de quelques jours de liberté.

Dans ce pittoresque pays du Tarn, nous avons une maison en bordure de la Forêt de Grésigne, je décidai d’aller y passer quelques temps chez notre locataire un notaire des plus accueillants et grand chasseur.

Un jour, après un de ces repas comme on en fait dans ce pays-là, le but de la promenade fut la tour de Vaour, ancienne Commanderie des Templiers, datant du treizième siée et en ruine plus qu’à moitié. Je ne sais quel diable me poussant, je m’engageai dans l’escalier croulant, dont les pierres se détachaient à chaque marche que je montais, faisant des courses aussi folles que retentissantes…

Enfin, j’arrive en haut, à près de vingt mètres au-dessus du sol, sur une petite terrasse sans parapet, d’où la vue s’étendait sur un panorama admirable au Nord, les Monts d’Auvergne; au Sud, les Pyrénées; à l’Est, les Cévennes; à l’Ouest, les plaines sans fin. II faisait une lumière étincelante, bien qu’on fût au 1er Octobre.

Est-ce l’effet de cette lumière, en sortant de cet escalier froid? Est-ce le trop bon déjeuner de mon ami le notaire? Est-ce le vin de Cahors, trop capiteux pour mon jeune cerveau? Toujours est-il qu’il me sembla tout à coup que le paysage se renversait, que j’avais les pieds dans le ciel et que la terre venait au-dessus de ma tête. Ce n’était pas une pure imagination, car après un temps qui me sembla fort long, je ressentis le choc le plus formidable qu’il soit permis à un être vivant de ressentir.

J’eus l’impression, tout d’abord, d’avoir été écrasé par une locomotive, puis d’avoir été pris dans une de ces manifestations d’étudiants qui étaient de mode à cette époque; et d’avoir été passé à tabac par les agents… Pendant que ces idées s’entrechoquaient dans ma tête, j’entendais des voix qui discutaient autour de moi, pour savoir si j’étais mort ou vivant… La tour en question, n’ayant pas de fenêtre, il était clair que j’étais passé par l’extérieur, puisqu’on me ramassait par terre. Ce n’est que bien longtemps après que j’ai fait le rapprochement de toutes ces choses. Mais a ce moment là, je ne voyais, ou plutôt je n’entrevoyais – car j’avais les yeux pleins de sang – qu’un péril imminent ; les braves paysans qui m’entouraient, et dont la foule grossissait à chaque instant, ne parlaient que de me mettre debout, pour voir si je pourrais marcher. Il est utile de savoir que cette tour d’où j’étais tombe, était située au beau milieu du cimetière du village et servait de remise au brancard des morts, orné, selon l’usage, de crânes et d’ossements entrecroisés, d’un effet charmant. Je montrai que-je n’étais pas mort en disant à ces gens : “Allez chercher le brancard qui est dans la Tour et mettez-moi dessus”.

Et c’est ainsi, qu’au rebours de tout bon chrétien qui se respecte, je suis tombé du ciel sur la croix du cimetière, où je me suis fait de jolies fractures, et suis revenu, suivi d’un cortège imposant, sur le brancard des morts, chez le Curé! Là, je passai trois mois sur le dos, avec glace sur la tête et glace sur le ventre, comme il convient.

Les premiers jours, les huiles saintes étaient sur une table à côte de moi, en cas d’accident. J’en ai toujours un peu voulu à ce bon Curé, si hospitalier, de ne pas m’avoir donné l’extrême-onction, En me voyant revenir du cimetière en cet équipage, il a sans doute pensé que je n’étais pas près d’y retourner!

Ces trois mois d’immobilité absolue, dans un pays perdu, avec seulement ma mère et sa fidèle servante auprès de moi, m’ont été l’occasion d’une salutaire retraite. On m’a lu beaucoup de choses et j’ai beaucoup réfléchi aux vanités humaines et au peu que nous sommes.

Mes études ont été forcément interrompues, le temps de me remettre debout. Quand .j’ai pu les reprendre, j’avais perdu toute ambition et je renonçai à Paris, à ses pompes et à ses œuvres.

Au moment de cette chute “providentielle’’ beaucoup de personnes avaient eu la bonté de prier pour moi, des neuvaines avaient été faites Parmi les personnes qui priaient avec le plus de cœur pour l’éclopé de Vaour, était une jeune fille pieuse et charmante, qui habitait alors les environs de Bayonne. Venu dans son pays pour me rétablir des suites de mon accident, je lui parlai de mon intention de m’y installer et lui demandai si elle consentait à partager le sort d’un rescapé tel que moi.

Confiant dans la Providence, nous nous sommes mariés, et comme tous les contes de fées qui finit bien, nous fûmes bénis de Dieu, et nous eûmes beaucoup d’enfants.

Source :  ’’L’Echo de Stan’’ Organe de liaison des anciens élèves.