La trace et la mémoire de Pôl-Roux

Vaour perd un ami. C’est en effet avec une très grande tristesse que nous avons appris la mort de Roger Pôl-Roux, ce vendredi 1er décembre 2023, à l’âge de 97 ans. Le 22 septembre dernier, nous inaugurions en sa compagnie le Centre d’Art Pôl-Roux, en l’église Notre Dame de l’Assomption de Vaour, nous participions avec lui au vernissage de l’exposition qui lui était consacrée dans la salle des Fêtes, comme une double célébration joyeuse et spontanée du talent multiple ainsi que de la ténacité de cet artiste hors du temps et si présent, si touchant, si attachant en même temps.

Aboutissement d’une longue démarche menée par ce créateur original, loin, très loin du conformisme, avec l’appui ou la collaboration des maires successifs de la commune ; Francis Dupas, Georges Bousquet, Pascal Sorin, Jérémy Steil, sans oublier certains conseillers municipaux ou personnalités du village, avec le soutien de sa famille et de notre association « Patrimoine et Culture en Vaourais », le Centre d’Art Pôl-Roux doit maintenant vivre sans son initiateur, un peu orphelin de son « père fondateur », son « père spirituel »…

Mais triste ne veut pas pour autant dire abattu ! Quelle chance, pour une petite commune comme la notre, d’héberger en son église pareille collection d’œuvres d’art ! Roger Pôl-Roux laisse derrière lui un immense travail, des peintures, des poèmes illustrés et tant d’autres créations, bien sûr, mais aussi des projets, des projets ambitieux que nous souhaitons poursuivre, réaliser : vitraux, statue du Christ en croix, Colombe du Saint Esprit, symbole de Paix. Tout cela pour transfigurer notre imposante mais bien banale église, la rendre belle de l’intérieure et prolonger, faire mieux connaître l’œuvre de Pôl-Roux dans le Tarn et bien au delà…

En ces temps sombres, nous préférons prendre le parti de la Lumière et de la Beauté à travers la réalisation et la pose envisagées de ses vitraux, par exemple, et rendre ainsi le Centre d’Art plus attractif, chaleureux. Nous préférons susciter la curiosité, intéresser, rassembler plutôt que jeter l’anathème, se replier sur soi ou diviser. S’ouvrir à l’Autre, quel qu’il soit, partager ce lieu, cet édifice pour faire vivre la laïcité, une laïcité apaisée, dans le respect mutuel -quelles que soient nos opinions, nos croyances (ou pas), nos idées, premier pas vers une humanité plus harmonieuse, sans haine, sans violence, sur la trace de Pôl-Roux.

Les obsèques de Roger Pôl-Roux auront lieu en l’église Notre Dame de l’Assomption de Vaour mercredi prochain, 6 décembre 2023 à 10h. Nous y serons pour que vive sa mémoire, pour que vive le Centre d’Art !

Gisèle et Serge Andrieu, Pierre Fèvre, Jean-Michel Denis, pour PCV.

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Témoignage d’Anne Capelle, compagne de Francis Dupas :
“Il est à noter que dès le début des années 90, c’est Francis Dupas alors maire de Vaour qui a pris l’initiative d’accompagner Roger Pôl Roux dans la création de son Chemin de Croix afin de pouvoir l’exposer en l’église de Vaour.
C’est grâce à l’aide du curé de l’église du haut de Cordes que les choses ont pu aboutir. Il a fallu se battre pour faire accepter l’entrée de ses tableaux dans une église. C’est en effet dans l’église St Michel de Cordes qu’ont pour la première fois été accrochées ses œuvres. À l’époque, cela avait fait scandale et déclenché une action de force de la part des habitants du haut de Cordes qui avaient dressé un cordon d’opposants ayant violemment interdit l’entrée de l’église aux visiteurs. Ce bras de fer s’est prolongé, Francis Dupas a tenu tête aux fauteurs de troubles, qui ont, de guerre lasse, fini par céder.
Francis Dupas a initié le travail, Jérémie Steil l’a finalisé.”

Les hommes des bois en forêt de Grésigne !

Forestiers, bûcherons, débardeurs, scieurs de long
& charbonniers en forêt de Grésigne

par Lisa Matz

Si vous me parlez de forêt, de débardage, de passe-partout ou encore de charbonnière, c’est à peu près comme si vous me parliez… en chinois !
Et pourtant, depuis que j’habite à Vaour, la Grésigne revient souvent à mes oreilles, il paraît même que certains y ont travaillé pendant de longues années…
Alors, j’ai voulu savoir et je suis partie à la rencontre de certains de ces hommes des bois.
NB : les citations des témoins sont indiquées en italique dans le texte.

Un peu d’histoire ne nuit pas !
Tout le monde dit que c’est une forêt naturelle alors qu’elle est occupée par les sociétés humaines depuis des millénaires !
Qui mieux que Bernard Alet, géographe et amoureux de la Grésigne, pour nous parler de son histoire ? J’apprends avec lui que la forêt fut de tout temps très convoitée et joua un rôle capital dans l’économie locale durant tout le Moyen-Âge. D’abord forêt seigneuriale, la Grésigne devint forêt royale à la fin du XIIIème siècle.

Le saviez-vous ?
Le « mur Louis XIV » (ou mur Colbert), mur jalonné de bornes royales, fut construit pour matérialiser la « frontière » entre le domaine royal et les communautés riveraines. La plupart de ces bornes remarquables nous sont parvenues aujourd’hui en assez bon état.
>> Consultez l’intégralité de son article La forêt domaniale de Grésigne : une histoire mouvementée entre nature et société (2020) dans le livret “Les hommes des bois” disponible à la mairie de Vaour.

Les forestiers
Yvon Grzelec est responsable d’Unité territoriale Grand Ouest à l’ONF et coordonne une équipe composée aujourd’hui de 3 techniciens forestiers pour la forêt domaniale de Grésigne. Gérer la Grésigne aujourd’hui, c’est définir un programme de coupe pour répondre aux besoins de la filière forêt-bois, permettre le renouvellement des peuplements âgés en maintenant l’équilibre forêt-gibier, préserver la biodiversité, sensibiliser le public au milieu naturel… et rappeler que toute sortie en forêt est conditionnée au respect du milieu naturel et des autres usagers avec lesquels nous la partageons !

Le saviez-vous ?
Chaque technicien forestier possède un triage (secteur de travail) compris entre 1300 et… 1800 hectares !

Les bûcherons
Je n’aurais pas pu faire autre chose : j’étais fait pour ça.
Jean-Jacques Plantade a coupé du bois pendant plus de 40 ans et travaillé partout !
Il me parle de la tempête dévastatrice de 1982, des achats de coupes à l’ONF, des Chinois qui achètent tout le bois français, mais encore de l’évolution du bois de scierie vers le bois de chauffage.

Son témoignage en 3 dates clés
1976 : Jean-Jacques débute comme salarié dans l’entreprise de son père, les établissements Plantade Jean
1999 : il monte l’entreprise La Forestière du Sud et devient « nomade de la forêt » !
2019 : Jean-Jacques prend sa retraite

Le saviez-vous ?
L’arbre qui passe dans une scierie a au moins… 70 ans !

Les débardeurs
Robert Bargiacchi a travaillé pendant plus de 30 ans comme débardeur, amenant les troncs d’arbres en bord de route, chargeant les camions et maniant la scie à ruban dans la scierie familiale. Il évoque un carnet de commandes qui ne désemplissait pas et les nombreuses scieries autour de Vaour qui travaillaient en bonne intelligence… J’apprends encore que son oncle, Augusto Bargiacchi, était un important recruteur italien.

Son témoignage en 3 dates clés
fin des années 1940 : Robert fait ses premiers pas dans la Grésigne
1969 : il rejoint l’entreprise familiale, la scierie Papi-Bargiacchi
2002 : la scierie Papi-Bargiacchi est démolie et le terrain vendu.

Le saviez-vous ?
Le métier de forestier est le 2ème métier le plus dangereux, après celui de marin pêcheur.

Les scieurs de long

Né à proximité de la Grésigne, Thierry Albero a trouvé son rythme en alternant le métier de berger en été et celui de scieur en hiver. Il m’a parlé du métier de scieur, du plaisir d’ouvrir un arbre, de la forêt malade, des résineux de la Montagne Noire… et a fait un triste constat : les gens d’ici ne profitent plus du bois de la Grésigne et n’en vivent plus. Pire encore : il n’y a plus de scie autour de la Grésigne aujourd’hui.

Son témoignage en 3 dates clés
1986 : Thierry commence à travailler comme scieur de long à l’âge de 20 ans
1997 : il s’installe comme paysan avec un troupeau de brebis à Roussergues
2020 : incendie de la scierie Venturi

Le saviez-vous ?
Les glands de la Grésigne sont envoyés dans le nord de la France tandis que l’ONF pratique ici des essais de plantations d’arbres de climat méditerranéen (chêne vert…)

Les charbonniers
>>Seule la consultation de documents et d’ouvrages m’a permis de “partir à la rencontre” des charbonniers italiens en Grésigne.
Au début du XXème siècle, le charbon de bois était une matière précieuse, indispensable à la vie économique et qu’il fallait produire en grandes quantités. À partir des années 1920-1930, on fit appel à des Italiens pour pallier à une main d’œuvre déficitaire et à un fort exode rural. Originaires de la province de Pistoia (Toscane, Italie) et spécialisés dans la sylviculture, ils étaient bien souvent frères, cousins ou amis.

Le saviez-vous ?
Il fallait 1 tonne de bois pour obtenir 200 kg de charbon !
>>À voir Il canto della carbonara, film réalisé en 2008 (Jean-Louis Pieux et CUMAV du Tarn) qui retrace, outre les techniques de la carbonisation, le parcours de plusieurs de ces charbonniers transalpins.

Vous voulez en savoir plus ?
Retrouvez l’intégralité des témoignages dans le livret “Les hommes des bois” disponible à la mairie de Vaour.

L’histoire par l’image en consultant les livres Le Tarn d’antan à travers la carte postale ancienne (Ed. Hervé Chopin, 2012) et Gents del pais gresinhol : canton de Castelnau-de-Montmiral (D.Loddo, Ed.Cordae-La Talvera, 2010)

Venez participer au jardin Les prunes bleues

Ce jardin se trouve derrière la Commanderie. Il a été créé il y a quelques années par Gilles Boutines et notre regretté Gilles Olivet et ensuite repris par une association du village, Le Jardin des Transformations.
Actuellement, un groupe projet de la Commission transition écologique s’en occupe.
L’idée est d’entretenir les végétaux déjà en place et de continuer la plantation d’arbres fruitiers, petits fruits et aromatiques.
Ce jardin est ouvert à tous.
Les travaux de jardinage sont organisés chaque samedi matin à partir de 10 heures dans une bonne ambiance.
Les idées, boutures, graines et coups de main sont les bienvenus !

Contact
Sophia Boughlima : sophiaboughlima@gmail.com
Léonore Strauch : leonore.strauch@yahoo.fr

Le foot du dimanche à Vaour, un moment unique !

Depuis 4 ans, un foot « loisir » s’est mis en place spontanément tous les dimanches à Vaour. Ils ont entre 10 et 55 ans… Certains ont déjà joué au foot, pour d’autres c’est la première fois. Qu’il pleuve ou qu’il fasse canicule, ils jouent (presque) tous les dimanches de l’année vers 15h ou 16h sur le terrain de Vaour ! Chacun et chacune sont les bienvenus. Ils jouent sur un demi terrain et petit à petit sur l’autre demi terrain, un foot avec les enfants qui le souhaitent s’est aussi mis en place. Du côté des « grands », parfois ils sont 10 sur le terrain, parfois ils sont 25 et font 3 équipes. Dans tous les cas, il y règne une ambiance chaleureuse et enthousiaste !

Bref, on leur laisse la parole pour répondre à la question :
« Pourquoi tu viens jouer au foot le dimanche à Vaour ? »

« Moi, je fais ça juste pour faire quelque chose à la base… Histoire de faire un peu de sport et de voir les copains. Ici, c’est toujours dans une bonne ambiance ! On essaye d’être régulier. Et ça nous fait du bien au corps et au moral. Ici, on se prend pas la tête… Y’a pas de « on va gagner » ou « faut être meilleur que les autres » ou quoi. »

« Y’a une énergie qui s’est créée ici… assez spéciale… Depuis 4 ans, on est toujours là. Y’a pas de compétition. Même si on joue mal, y’a que du plaisir ! »

« Je viens parce que j’adore le foot. Et puis c’est pas un foot comme les autres. Dès que y’a penalty, on s’en fout. C’est vraiment pour s’amuser qu’on est là. Ici y’a jamais de bagarres… Comme j’ai 12 ans, j’aime bien jouer des fois du côté des enfants et des fois du côté des adultes. Bon les adultes c’est un peu plus brutos… mais ça entraine plus. »

« J’suis là pour voir les potes et faire du sport ! Pour bien rigoler, passer une bonne aprème. Et se dépenser et se décrasser de toutes les fêtes du week-end… Et puis ça fait plaisir de voir tous les âges. Des petits, des grands. »

« Déjà je viens parce que j’aime le foot. Et j’aime bien le fait que c’est jamais exactement les mêmes joueurs à chaque fois. On fait toujours des équipes différentes. J’aime que c’est pas hyper strict. On peut déconner, même en jouant au foot. Ça joue bien au foot, sans se prendre au sérieux… »

« Moi, ce qui me plaît c’est la bonne ambiance. Entre joueurs on se parle plus, parce qu’on se connaît plus. Y’a une cohésion d’équipe. Des fois quand tu joues ailleurs, y’a personne qui te parle, tu te retrouves en galère. Là, on est tous ensemble, on s’explique tout. On se donne même des petites astuces des fois, c’est sympa. C’est bien ! Et puis aussi y’a pas de règles au foot du dimanche. Enfin, pas trop quoi… »

« J’aime jouer avec différents âges. Et la différence entre le foot de Vaour et celui de Gaillac, c’est que là-bas, on s’embrouille tout le temps… Ici, c’est tranquille. Et puis ça joue bien ! On a connu des gens qui savaient pas bien jouer… mais à force de venir, ils se sont améliorés !»

« Ici, c’est une autre ambiance. J’aime bien jouer parfois avec les enfants, parfois avec les adultes. Avec les adultes, cela me permet d’apprendre énormément de trucs ! Je suis obligé de jouer vraiment en une touche de balle, sinon je me fais piquer le ballon. »

« Moi, je fais 30 minutes de route pour venir au foot tous les dimanches à Vaour car cela fait super longtemps que je cherchais un endroit où jouer au foot comme ça, tranquille sans club. Mais où tu joues quand même régulièrement. Et puis y’a un super état d’esprit ! Souvent les ambiances de foot, elles sont un peu pourries… Alors que là… je sais pas… On fait équipe. On joue pas juste pour notre gueule… Ailleurs, je suis tombé sur des foots où les mecs ils font pas de passes, ils défendent pas,… Et ici, c’est pas comme ça ! »

Tribune des Communes Participatives dans le journal Le Monde

Actions Communes, le Réseau des communes participatives a coordonné une tribune dans le journal Le Monde (qui cite Vaour !), publiée le 13 avril.

A retrouver sur site du Monde (pour les abonnées)

Où sur le site de Fréquence Commune

Tribune : C’est à Madame et Monsieur Tout le monde de prendre le pouvoir !

Madame et Monsieur Tout le monde sont les seuls artisans possibles d’un renouvellement en profondeur de nos institutions.

“Nous ne sommes pas en démocratie” : cette petite phrase est en train de devenir un lieu commun. 49.3, dialogue social confiné à l’anecdotique, procédures parlementaires accélérées, … voilà les formes du passage en force du gouvernement face au mouvement social, aux syndicats de travailleurs·euses et aux élu·es de l’Assemblée nationale comme du Sénat. Elles caractérisent le tournant autoritaire que prend la Vème République. Elles confirment le constat d’une crise béante des institutions et du besoin de changer de régime démocratique.

Alors que des manifestations historiques sont comparées à une foule de factieux, un nouveau cap a été franchi : le renoncement à instaurer une démocratie vivante progresse et l’emporte, de la part des résignés comme de ceux qui nous gouvernent.

Au sein de notre coopérative Fréquence Commune et du réseau Actions Communes (réseau qui rassemble les communes et collectifs participatifs en France), nous observons ce défaut de démocratie depuis plusieurs années. Débarrassés de cette illusion que nos institutions républicaines seraient également démocratiques, nous nous attelons à trouver des méthodes, des habitudes de travail entre élu·es et habitant·es pour faire vivre le peu de démocratie que nos institutions permettent.

Or, en pleine réforme des retraites, alors que les articles de notre Constitution sont utilisés comme des munitions à l’encontre du dialogue social et du Parlement, nous estimons qu’il est temps d’aller plus loin et nous l’avons exprimé depuis nos mairies.

Les citoyennes et les citoyens doivent reprendre le pouvoir et redonner du sens au statut de l’élu. Au-delà des clivages politiques et partisans, dans tous les villages et les villes, c’est désormais à Madame et Monsieur Tout le monde de prendre ses responsabilités.

Car si Paris s’embrase, focalisant l’attention des commentateurs, les mobilisations les plus fortes – au sens où elles seraient les plus révélatrices – viennent des communes de Poitiers, Vaour, La Montagne ou encore La Crèche et bien d’autres. Là, citoyennes et citoyens se mobilisent, dans la continuité du phénomène inédit des listes participatives des dernières élections municipales, où 700 collectifs se sont présentés en 2020 regroupant plus de 12 000 candidats et candidates. Et, sans attendre le grand soir, des habitants et habitantes, des non professionnels de la politique, font, depuis qu’ils ont reconquis leur mairie, ce travail d’orfèvrerie citoyenne qui consiste à redorer, rue par rue, maison par maison, l’idéal démocratique. Sous les radars, ceux qui se tiennent souvent loin des partis politiques prennent leur responsabilité pour animer une démocratie vivante.

Freinés par les institutions de la Vème République, elles et ils mettent en place une démocratie municipale par le bas. Avec des méthodes renouvelées, en faisant parfois fi d’un cadre institutionnel qui aspire davantage au contrôle qu’à la vitalité de la parole citoyenne, ces communes reposent les bases d’un contrat social partageant le pouvoir entre élu·es, habitant·es et agents publics. Loin des sirènes de la “participation” et de la gadgétisation de “l’innovation démocratique”, qui ne proposent presque jamais de faire le lien à la décision, ces villes prennent le risque de s’en remettre à la souveraineté populaire pour des choix structurants et impactants.

Tirage au sort, porte à porte, co-construction sur le budget, la sécurité, l’éducation, le dérèglement climatique, l’économie locale, elles et ils font advenir une autre forme de citoyenneté, un autre rôle des élu·es, une autre place pour les maires, une autre relation au pouvoir, une démocratie qui sert l’égalité, la justice sociale et l’écologie.

Au niveau local, nous constatons tous les jours notre capacité à redonner vie à ces lieux de débats en élaborant de nouvelles méthodes favorisant la décision collective, l’initiative citoyenne et ouvrant des espaces de discussion pour accueillir les avis et attentes des habitant·es. Car la délibération est à la base du fonctionnement démocratique. En chemin, ces citoyen·nes gagnent en compétence, échangent des arguments, examinent les controverses et font évoluer leurs opinions pour arriver à une décision d’intérêt général.

Pourtant, en France, au niveau national, cette délibération n’existe plus et ni le Parlement, ni les syndicats, ni les manifestations n’obtiennent le dialogue et la construction de décisions collectives et porteuses de solutions.

Les communes participatives continuent et continueront donc de porter une alternative démocratique aux propositions autoritaires du gouvernement actuel ou de l’extrême droite.

Madame et Monsieur Tout le monde sont les seuls artisans possibles d’un renouvellement en profondeur de nos institutions. Et si nous n’avons pas réussi à changer de Constitution d’ici là, nous nous organiserons pour porter au pouvoir des milliers de listes participatives dans les communes en 2026, en fédérant un mouvement fort qui renverse et redéfinit les règles du jeu politique.

Fréquence Commune (coopérative des communes participatives depuis 2020) et le Réseau Actions Communes (qui rassemble depuis 2022 plus de 70 communes et collectifs participatifs en France) 

  1. Isabelle Ange, collectif citoyen Granville 2020 (50)
  2. Myriam Bachir, MCF chercheuse science politique, UPJV, CURAPP-CNRS, FC
  3. Ondine Baudon, cofondatrice et coordinatrice du réseau, Fréquence Commune
  4. Anne-Lise Beaujard, conseillère déléguée à la mobilité à la ville de Granville (50)
  5. Vincent Beillard, maire de Saillans (2014-2020) (26)
  6. Jérémy Bénégui Lepin, membre de l’Archipel Citoyen, Toulouse (31)
  7. Marie Bénévise, conseillère déléguée de Chambéry, vice présidente de Grand Chambéry (73)
  8. Marion Berardi, conseillère municipale de Rodez (12)
  9. Iléana Bertau, conseillère municipale de Rodez (12)
  10. Gérard Blanc, pour le Mouvement Citoyen Grand Chambéry (MCGC 73)
  11. Marie Bousseau, première Adjointe, commune de Plouguerneau (29)
  12. Sophie Bourgade, maire-adjointe de Chambéry (73)
  13. Bruno Bozec, conseiller municipal bâtiment et espace public, commune de Plouguerneau (29)
  14. Maximilien Breton, conseiller municipal délégué aux affaires maritime de Plouguerneau (29)
  15. Marie-Dominique Canouet, Adjointe à l’éducation, petite enfance et parentalité, commune de Saint-Médard-en-Jalles (33)
  16. Saoura Cassou, membre d’Archipel Citoyen à Toulouse (31)
  17. Nathalie Cerf, élue à la démocratie locale, La Montagne (44)
  18. Alexis César, conseiller municipal de Rodez (12)
  19. Pascal Clerc, adjoint délégué aux instances de participation citoyenne de Castanet-Tolosan (31)
  20. Marion Coiseur, citoyenne, agent de développement, Dijon (21)
  21. Catherine Corbes, première adjointe Transitions Écologiques et Citoyenne, Sainte- Luce-sur-Loire (44)
  22. Amélie Cornec, conseillère municipale déléguée aux jumelages et à la coopération décentralisée, commune de Plouguerneau (29)
  23. Alexis Cosson-James, conseiller délégué à l’Urbanisme – Granville (50)
  24. Béatrice Courtin, adjointe maire de Melle (79)
  25. Uisant Créquer, adjoint délégué au renouveau démocratique, ville de Quimper (29)
  26. Bruno Cristofoli, adjoint en charge de la vie démocratique et participation, Saint-Médard-en-Jalles (33)
  27. Ombelyne Dagicour, première adjointe, déléguée à la démocratie locale, l’innovation démocratique et la participation citoyenne, Poitiers (86)
  28. Laurys Daligault, adjointe affaires sociales et Jeunesse, La Bazouge-de-Chemeré (53)
  29. Jeanne Damery, membre de l’équipe de coordination municipale, Vaour (81)
  30. Camille Dantec Ferri, membre du conseil d’administration collégial du réseau Actions Communes
  31. Lisa Daoud, accompagnatrice chez Fréquence Commune
  32. Elisabeth Dau, présidente du conseil de surveillance, Fréquence Commune
  33. Claire Davienne, conseillère municipale, membre de l’équipe de coordination municipale, Vaour (81)
  34. Cécile Declercq, conseillère municipale référente du Grouanec, Plouguerneau (29)
  35. Michel Dévrieux, Maire, commune de Pélussin (42)
  36. Alenka Doulain, conseillère municipale et métropolitaine de Montpellier (34)
  37. Naïg Etienne, adjointe à l’action sociale et aux solidarités, Plouguerneau (29)
  38. Eléonore Echène, conseillère municipale de la commune de Rodez (12)
  39. Ignace Fabiani, membre de l’équipe de coordination municipale, Vaour (81)
  40. Christian Fauliau, citoyen économiste, Le Crès (34)
  41. Eloïse Fontaine, directrice générale, Fréquence Commune
  42. Delphine Frenoux, adjointe au maire des 4e et 5e arrts de Marseille, déléguée à l’ESS (13)
  43. Fany Garcion, adjointe au Maire, Ville de Granville (50)
  44. Julien Gascoin, conseiller municipal, Granville (50)
  45. Thierry Gidenne, conseiller municipal, délégué espaces verts, agriculture, commune de Castanet-Tolosan (31)
  46. Fabien Gracia, maire, commune de La Montagne (44)
  47. Nathalie Guemy, conseillère municipale, référente biodiversité ABC, Auray 56400
  48. Thierry Guibard – citoyen de Chambéry- Conseil Collégial du Mouvement Citoyen Grand Chambéry (73)
  49. Jean-François Guillemet, adjoint aux cultures et au patrimoine, Auray (56)
  50. Katy Guilloux, membre de l’association Archipel citoyen à Toulouse (31)
  51. Robin Furestier, conseiller municipal délégué à l’assainissement et à l’environnement, commune de Barjac (30)
  52. Laetitia Hamot, maire, commune de La Crèche (79), membre du conseil d’administration collégial du réseau Actions Communes
  53. Christophe Hamon, membre d’Archipel Citoyen à Toulouse (31)
  54. Nils Hédouin, adjoint Vie démocratique, citoyenneté, communication, Ville de Granville (50)
  55. Bernard Holderlé, membre de l’équipe de coordination municipale, Vaour (81)
  56. Mathilde Houzé, coopératrice et accompagnatrice, Fréquence Commune
  57. Lionel Ibanez, membre d’Archipel Citoyen Toulouse (31) et membre du conseil d’administration collégial du réseau Actions Communes 
  58. Hakima Khelfa, chargée de mission et doctorante en science politique, Paris (75)
  59. Sarah Klingler, première adjointe ville de Melle (79)
  60. Gwenola Klopp-Tosser, première adjointe au Maire de Castanet-Tolosan (31)
  61. Yannick Laignel, citoyen de St Claude (39), membre de Solucracy
  62. Christiane Lambert, conseillère municipale Plombières-les-Bains (88)
  63. Matthieu Lebrun, membre adhérent d’ Actions Communes, ex conseiller municipal de Rodez (12)
  64. Marie Le Crom, adjointe démocratie participative, politique de la ville et égalité femmes/hommes, ville d’Auray (56)
  65. Gwénaëlle Le Guellec Carroz, adjointe à la communication et à la concertation, commune de Le-Bourget-du-Lac (73)
  66. Cathy Le Roux adjointe à la Culture Plouguerneau (29)
  67. Maxime Le Texier, conseiller municipal et métropolitain Toulouse, membre d’Archipel Citoyen (31)
  68. Andrew Lincoln, conseiller municipal délégué, commune de Plouguerneau (29) et Vice-président de la Communauté de communes du Pays des Abers
  69. Yannick Maillou, conseiller délégué de La Crèche, Vice-président de la communauté de communes du Haut Val de Sèvre (79)
  70. Marie Mandelli, maire commune La Bazouge-de-Chemeré (53)
  71. Cécile Marenzoni, adjointe à la transition écologique et enjeux environnementaux, Saint Médard en Jalles (33)
  72. Lydie Matéo, adjointe au maire de Chambéry, chargée des parcours éducatifs, de l’éducation et de la petite enfance (73)
  73. François Mauduit, adjoint à la transition écologique et démocratique, Barberaz (73)
  74. Margot Medkour, porte-parole de Nantes en commun (44)
  75. Martin Philippe, membre du collectif Murs-Erigné en Actes – Adjoint à la transition écologique et à la démocratie participative, ville de Mûrs-Erigné (49)
  76. Christophe Mendygral, membre du Collectif pour Albi (81)
  77. Nicolas Mercat, maire de Le Bourget-du-Lac (73)
  78. Lydie Miller, collectif citoyen Granville2020 (50)
  79. Léonie Moisan, adjointe au maire, Plouguerneau (29)
  80. Juliette Mouy animatrice chez Fréquence commune 
  81. Sophie Mourlevat, adjointe Vie associative, la Montagne (44)
  82. Mouvement Citoyen Grand Chambéry (73)
  83. Gurvan Nicol, conseiller municipal, Auray (56)
  84. Martin Noblecourt, maire-adjoint de Chambéry (73), membre du conseil d’administration collégial du réseau Actions Communes
  85. Xavier Normand, maire de Castanet-Tolosan (31)
  86. Claire Parent Mer, adjointe au maire, ville d’Auray (56)
  87. Hélène Paumier, adjointe Éducation écoles publiques, Poitiers (86)
  88. Olivier Pedron, conseiller municipal commune de Locmiquelic (56)
  89. Bastien Perez, conseiller municipal délégué à la forêt et à la participation citoyenne commune du Plateau-des-Petites-Roches (38)
  90. Margaux Philippe, adjointe à la maire, ville de Quimper (29)
  91. Claire Plateaux, maire-adjointe de Chambéry (73)
  92. Laurence Poillerat Zeganadin, maire et le conseil municipal de la commune de Penne (81) 
  93. Julian Pondaven, adjoint au maire, Hennebont (56)
  94. Sylvain Puteaux, conseiller municipal délégué ville de Melle (79)
  95. Tristan Rechid, co-fondateur et accompagnateur de Fréquence Commune (26)
  96. Mélanie Recollin-Bellon, élue, commune de La Chapelle-en-Vercors (26)
  97. Sylvain Renard, adjoint mairie de Penne (81)
  98. Stéphane Renault, conseiller adjoint au Cadre de Vie et à la Transition Écologique, Auray (56)
  99. Julie Reynard, adjointe à la mairie de Poitiers (86)
  100. Julie Rigou, membre de l’équipe de coordination municipale, Vaour (81)
  101. Arnaud Rivière, membre Archipel Citoyen, Toulouse (31)
  102. Yannig Robin, maire de Plouguerneau (29)
  103. Melvin Rocher, conseiller municipal, membre de l’équipe de coordination municipale, Vaour (81)
  104. Jean-Pierre Roger, membre du Collectif Citoyen du Ruthénois (12)
  105. Jean Ruez, conseiller municipal délégué aux bâtiments, Chambéry (73)
  106. Hélène SALAÜN, conseillère municipale déléguée aux écoles Plouguerneau (29)
  107. Erika Sato, conseillère municipale, Penne (81)
  108. Claire Simon membre de l’équipe de coordination municipale, Vaour (81)
  109. Thomas Simon, cofondateur et accompagnateur de Fréquence Commune
  110. Jérémie Steil, Maire, commune de Vaour (81), Vice-Président de la Communauté de Communes du Cordais et du Causse (4C)
  111. Jean-Laurent Tonicello, conseiller municipal de la commune d’Albi (81)
  112. Jülide Topsakal, Conseillère municipale déléguée aux mobilités, Castanet-Tolosan (31)
  113. Mathieu Valentin, membre du Collectif pour Albi (81)
  114. Benoît Verzat, co-président d’ALTERRE, de Saint Péray (07)
  115. Arnaud Veally, conseiller délégué aux mobilités, commune de Plouguerneau (29)
  116. Thierry Vignolles, membre de l’équipe de coordination municipale, Vaour (81)

Fontbonne – Etat d’avancement

Fontbonne – Etat d’avancement

Par Sylvain Renard, adjoint au maire de Penne pour la commission Fontbonne

Faisons une nouvelle fois le point sur l’avancement du sujet Fontbonne. Nous savons combien ce sujet vous est cher, nous souhaitons le traiter dans la plus grande transparence en permettant, à chacun qui le souhaite, de participer

Depuis mai 2022, la commune de Penne est propriétaire du domaine de Fontbonne qu’elle a racheté au département du Tarn pour le montant négocié de 50 000€.

Durant l’automne 2022, l’équipe municipale a cherché par quel bout attaquer le sujet. Dans son souhait de mener les réflexions sur ce sujet tentaculaire en parfaite concertation avec les habitants, il est rapidement apparu que nous aurions tous besoin d’être accompagnés. Accompagnés pour mener une réflexion de qualité, largement ouverte, accompagnés pour planifier le projet, accompagnés pour rechercher les financements dont nous aurons besoin.

De retour des rencontres de Saint-Médard-en-Jalles lors desquelles fut présenté l’exemple de la commune de La Crêche pour laquelle a été menée une séquence démocratique au sujet de la réhabilitation d’un complexe sportif, il est apparu particulièrement pertinent de solliciter Fréquence Commune pour la proposition d’un accompagnement à la réflexion pour Fontbonne. Lors de l’Assemblée Municipale du 2 décembre 2022, l’assemblée a acté la sollicitation de deux organismes : Fréquence Commune et de l’ADEFPAT. Ceci fut fait lors d’une réunion en mairie le 22 décembre et a débouché sur la communication d’une offre d’accompagnement conjoint Fréquence Commune / ADEFPAT début janvier. Cette proposition a reçu une réponse favorable de la part de la municipalité lors de l’Assemble Municipale consacrée au sujet le 20 janvier 2023. En voici les grandes lignes.

L’accompagnement s’étalera sur une période allant de mars 2023 à février 2024. Celle-ci est découpée en 2 phases.

Phase 1 : de mars à juillet 2023

Les élus préparent la phase 2. Ils construisent une séquence démocratique (définition d’un cadre, des différents espaces d’expression, d’un planning, recensement des acteurs à solliciter, définition des modalités de consultation des habitants, mobilisation des habitants).

A l’issue de cette phase (juillet 2023, date exacte à définir), une réunion publique importante d’information sur le déroulé de la phase 2 sera organisée. Le groupe projet sera constitué (candidature spontanée, tirage au sort, élus, habitants, structures collaboratrices, …).

Phase 2 : de septembre 2023 à février 2024

Le groupe projet mène la réflexion animée par les accompagnateurs. Le contenu de cette phase est donné à titre indicatif puisqu’il doit être précisément défini lors de la phase 1.

Réunion publique (septembre 2023), premières consultations lors de cette réunion.
Enchaînement de journées de travail (groupe projet entier, environ 3 journées) et de petites réunions de synthèse (quelques membres du groupe projet), études de faisabilité
Réunion publique pour présentation du travail effectué consultation des habitants sur le projet construit (fin 2023 / début 2024)
Dernière journée de travail du groupe projet pour finalisation (début 2024)
Evaluation de la séquence démocratique, prise de décision finale (février 2024)

Et ensuite…

“Y a plus qu’à…”

Mise en place d’un comité de suivi mixte (élus, habitants, agents) chargé du suivi de mise en œuvre du projet. Cette mise en œuvre s’étalera sur une période longue, sans doute au-delà de la mandature actuelle.

Sur le sujet au long cours que représente Fontbonne, vous l’aurez compris, nous aurons besoin de chacun. Il nous appartient, à nous tous, de penser les années à venir.

Pour la commission Fontbonne,
Sylvain Renard

Vidéo « Le Kdo », une aventure Familles Rurales du Causse

« Le Kdo », Une aventure Familles Rurales du Causse,

Projet de cadeaux artistiques personnalisés en temps de confinement…

Sur une idée originale de Djamila Benzidane et Catherine Buisson, coordinatrices de l’association Familles Rurales du Causse.

Film réalisé par Joy Boutines avec le soutien de l’Eté de Vaour.

Merci Henri Florez !

Tous nos chaleureux remerciements à Henri Florez qui a œuvré 10 mois durant à l’embellissement et au nettoyage assidu de notre village !
À l’occasion de son départ, un pot a été organisé à la salle commune vendredi 1er juillet, un moment très chaleureux. Nous lui avons souhaité bonne chance pour la suite, de ses activités professionnelles.

Raymonde Alègre

Raymonde Alègre nous a quittés ce 18 juin à l’age de 87 ans.

Vaouraise depuis toujours, elle était une des mémoires du village.

Sa gentillesse et son attention aux autres nous manqueront.

Nos pensées vont à sa famille et ses proches.

Participez aux réunions du groupe de coordination municipale

Il vous est possible de participer aux réunions du groupe de coordination municipale* qui se réunit tous les 15 jours. Nous cherchons également des personnes prêtes à s’impliquer dans le fonctionnement de cette aventure municipale participative.
Si cela vous intéresse, contactez-nous : communication@commune.vaour.fr

Au plaisir de vous rencontrer !

*  Le “groupe de coordination municipale” correspond au Conseil Municipal “élargi”. Il s’agit du groupe décisionnaire “de base”, et compte actuellement 19 membres, 11 élu.e.s et 8 autres personnes qui ont décidé de s’engager aux côtés des élu.e.s .”