Communiqué de la Mairie de Vaour

A Vaour, par 2 fois, le 20 février et le 4 mars, un symbole, la rune d’Odal ou d’Othala, a été tagué à la peinture sur la porte d’entrée d’une maison du village.
Ce symbole qui fut un emblème des jeunesses hitlériennes et de certains bataillons de SS, est aujourd’hui utilisé par des groupuscules néo-nazis, racistes et antisémites.

Par 2 fois, un ou plusieurs individus non identifiés ont volontairement chercher à intimider et menacer les habitants de cette maison par ces actes dont le seul message clair est la haine.

Nous, élu.es et membres de l’équipe municipale de la commune de Vaour, condamnons fermement ces actes qui ne sont pas les premiers sur notre territoire.

Nous, élu.es et membres de l’équipe municipale de la commune de Vaour, avons porté plainte le 27 février à la gendarmerie de Cordes. N’étant pas propriétaires, notre plainte n’était pas recevable, mais nous avons été auditionnés en tant que témoins, et notre témoignage pour dire notre indignation et notre consternation au vu des faits et notre soutien à la famille a bien été enregistré.
Nous avons été également auditionnés en tant que témoins et élu.es le 6 mars pour le deuxième tag avec les mêmes arguments, à la gendarmerie de Cordes.

Il faut rappeler que ces actes ne sont pas de simples dégradations, ils sont punis par la loi au titre de l’article R-645 – 1 relatif à l’apologie de crime contre l’humanité et de l’article 222-16-2 du Code pénal relatif à la menace et intimidation avec symbole idéologique à caractère raciste constituant une circonstance aggravante.

Nous apprenons dans le même temps que d’autres faits graves et similaires ont été commis sur la commune de Penne.

Nous demandons à ce que l’ensemble des moyens et services judiciaires compétents soient mis en œuvre pour retrouver les auteurs de ces agressions qui visent, à travers nos voisin.es, l’ensemble de notre commune et au-delà, et bafoue les valeurs humanistes et de la République. Nous appelons à la vigilance, à la solidarité et à la responsabilité de tous nos concitoyennes et concitoyens.